Au départ, Dorënne a bien voulu enfouir son établissement de soins au fin fond des forêts touffues, pour pouvoir avoir la paix et mener ses recherches au calme, et parce que les plantes rares, plus intéressantes, y abondent bien plus qu’en pleine clairière que tout le monde piétine, disait-elle. On lui a expliqué qu’elle ne risquait pas bien de trouver des malades pour tester ses remèdes si ceux-ci devraient parcourir des lieues et des lieues avant d’avoir l’espoir de peut-être deviner ou se trouvait l’hôpital. Elle a finit par céder.
L’hôpital est donc plus ou moins en bordure de forêt, juste assez enfoncé dans les bois pour s’y protéger et accéder à la plupart des herbes médicinales dont on pourrait avoir besoin, et assez proche du reste de la contrée pour accueillir les blessés de partout, de la façon la plus optimale. Et Dorënne est une scientifique, elle aime quand c’est optimal...
Une partie de l’établissement est sur pilotis, au pied d’un arbre solide et plusieurs fois centenaire, dans lequel a été taillé le reste du bâtiment. Vous entrez par un escalier, ou une rampe pour ceux qui ont eu à se traîner jusqu’ici, et arrivez par un petit hall, en face d’un bureau concis où on vous dirigera selon vos besoins.
A part le laboratoire et le cabinet, le bâtiment est surtout constitué de chambres, uniques ou dortoirs, de diverses tailles et équipées de divers équipements, selon l’imagination de la propriétaire...